Guide · Équipement
Onduleur hybride ou onduleur réseau ?
L’onduleur est la pièce qui convertit le courant continu des panneaux en courant utilisable chez vous : sans lui, rien ne fonctionne. Le débat entre hybride et réseau peut sembler technique, mais il se ramène à une seule question : stockez-vous l’énergie, oui ou non ?
L’onduleur hybride (Deye)
L’hybride est l’onduleur qui sait gérer une batterie. Les Deye (monophasés et triphasés, de 5 à 30 kW) pilotent en même temps les panneaux et le stockage, avec un dialogue numérique direct avec le système de gestion de la batterie (BMS) qui affine la charge en continu. Leur intérêt est double : déplacer l’énergie du jour vers le soir, et garder le courant pendant une coupure — ce qu’un onduleur réseau ne fait jamais (voir juste en dessous pourquoi). Cette polyvalence a un prix — il faut ajouter la batterie elle-même — et un onduleur de stockage convertit l’énergie avec une étape de plus qu’un simple onduleur de couplage réseau.
L’onduleur réseau (Huawei SUN2000)
L’onduleur réseau fait une seule chose, mais très bien : envoyer la production solaire vers vos appareils et le réseau, sans stockage à amortir. Les Huawei SUN2000 (de type string) sont taillés pour cette autoconsommation directe, du résidentiel aux toitures tertiaires. Moins de matériel, moins de conversions, moins de pannes possibles : c’est la solution la plus simple et la plus efficace tant que votre consommation suit le soleil. Le revers est connu — pas de secours pendant une coupure (pourquoi, exactement, se lit dans notre guide on-grid, off-grid ou hybride), et rien à offrir le soir au-delà de ce que produisent les panneaux à l’instant T.
Le surplus injecté sur le réseau a, de toute façon, peu de valeur face au tarif de détail — le détail des chiffres (plafond de 20 %, tarif de rachat ANRE) est à jour dans notre guide loi 82-21 expliquée simplement. Cela renforce la logique des deux onduleurs : sur un profil diurne, le réseau capte déjà l’essentiel de la valeur en autoconsommation directe ; sur un profil du soir, c’est l’hybride qui récupère ce que l’export ne paierait quasiment pas, en le décalant vers vos heures de pointe.
Comment on choisit
Le choix de l’onduleur n’est donc pas le premier, c’est le dernier : il découle de la décision sur le stockage, qui découle elle-même de votre profil de consommation et de la stabilité de votre réseau. On remonte la chaîne dans le bon sens — votre facture et vos heures de consommation d’abord, le matériel ensuite — au lieu de partir d’un modèle décidé à l’avance.